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Divorce et garde : les preuves issues des réseaux sociaux devant le tribunal

Oui, une publication Facebook, une photo Instagram, un message WhatsApp ou un profil Tinder peuvent servir de preuve devant le juge aux affaires familiales. La vraie question, en 2026, porte moins sur leur recevabilité que sur leur valeur probante : une capture d’écran se conteste en quelques mots, un dossier ProofSnap horodaté beaucoup moins.

Ce n’est pas par plaisir que vous lisez ces lignes, nous le savons. Les publications qui existent encore aujourd’hui peuvent disparaître demain, et ce guide vous montre comment les capturer dans un format que la partie adverse aura du mal à contester.

• Révisé le • 27 min de lecture • Dernière vérification : septembre 2026
Divorce Garde d’enfants Réseaux sociaux Patrimoine caché Facebook WhatsApp Infidélité Tinder / Apps de rencontres Prestation compensatoire FR / BE / CH / LU
Panneau latéral ProofSnap ouvert dans Chrome à côté d’une publication de réseau social : capture en cours, empreinte SHA-256 et horodatage du dossier de preuve
La capture se fait depuis le navigateur, sur la publication telle qu’elle s’affiche au moment où vous la consultez, avec l’URL, les en-têtes de réponse et les paramètres TLS observés au même instant.

Voici ce que contient un dossier de preuves

Téléchargez un vrai exemple : capture d’écran, métadonnées, hachage SHA-256, horodatage blockchain, chaîne de conservation, journal forensique. Ou envoyez une URL à support@getproofsnap.com et nous la capturerons gratuitement pour vous.

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Combien coûte un dossier de preuves

Nous facturons en dollars américains. Les montants en euros ci-dessous sont indicatifs, calculés au taux de change de septembre 2026, un dollar valant environ 0,87 €. À titre de comparaison, un constat de commissaire de justice sur internet est à tarif libre, de moins de 100 € à plus de 600 € selon l’étude et le nombre de pages.

Quelques publications à figer

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Le SnapPack est un achat ponctuel portant sur un nombre fixe de captures. Aucun abonnement, aucun renouvellement automatique. C’est la formule qui convient quand le dossier tient en quelques pièces.

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La formule Professional correspond au rythme d’un divorce contentieux, où les publications s’accumulent sur plusieurs mois. La formule Essential, à 8,99 $ US soit environ 7,80 €, couvre 100 captures par mois.

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La formule Enterprise ajoute l’horodatage électronique qualifié, le seul à emporter une présomption sur la date et l’heure. C’est la formule à regarder quand la date d’une publication sera elle-même discutée à l’audience.

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L’essai de sept jours nécessite une carte bancaire. En cas de résiliation pendant ces sept jours, rien n’est facturé. Si vous préférez ne pas communiquer la vôtre, le SnapPack est un achat ponctuel qui n’en demande aucune.

En bref : comment capturer les preuves des réseaux sociaux pour le divorce

Oui, les publications sur les réseaux sociaux peuvent servir de preuves dans les procédures de divorce et de garde d’enfants, mais de simples captures d’écran peuvent être contestées et affaiblies par la partie adverse. Voici comment produire des preuves solides : (1) ne prévenez pas votre conjoint, (2) ouvrez ses profils publics dans Chrome, (3) utilisez un outil de capture forensique comme ProofSnap pour créer des dossiers de preuves dont toute modification est détectable, avec empreintes SHA-256 et, dès la formule Professional, ancrage blockchain, (4) organisez par catégorie (infidélité, patrimoine caché, capacité parentale, menaces), (5) transmettez le tout à votre avocat. Fonctionne avec Facebook, Instagram, WhatsApp, Tinder, LinkedIn et tout site web. Une capture forensique documente l’origine et l’intégrité de la pièce, ce qui la rend plus difficile à contester.

S’applique à : France, Belgique, Suisse romande, Luxembourg • Mis à jour en septembre 2026

Ce qu’il faut savoir avant de capturer

Constat de commissaire de justice : solide, mais il faut un rendez-vous

Un constat de commissaire de justice sur internet est à tarif libre, de moins de 100 € à plus de 600 € selon l’étude et le nombre de pages. Ses constatations font foi jusqu’à preuve contraire. Mais il faut obtenir un rendez-vous, et pendant ce temps une publication peut disparaître. ProofSnap capture la page tout de suite, avec empreinte SHA-256, à partir de 8,99 $ US par mois (env. 7,80 €).

Cour de cassation, Assemblée plénière, 22 décembre 2023 : revirement sur la preuve déloyale

L’Assemblée plénière de la Cour de cassation (n° 20-20.648) a opéré un revirement majeur : une preuve obtenue de manière déloyale n’est plus écartée d’office. Le juge procède en deux temps, dans cet ordre : la production doit être indispensable à l’exercice du droit à la preuve et l’atteinte aux droits de la partie adverse doit rester strictement proportionnée. Cette mise en balance appartient au juge, au cas par cas. Elle ne concerne que les preuves obtenues de manière illicite ou déloyale : une publication publique, consultée sans forcer aucun accès, n’entre pas dans son champ. En divorce toutefois, la preuve obtenue par violence ou par fraude reste écartée : cet arrêt n’y change rien.

Source : Légifrance, Ass. plén., 22 déc. 2023, n° 20-20.648

Espionner le téléphone du conjoint : trois ans de prison et 100 000 € d’amende

Accéder au téléphone de votre conjoint sans autorisation pour récupérer des preuves expose à trois ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende pour accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données. Un époux ne peut produire une preuve qu’il a obtenue par violence ou par fraude (art. 259-1 du Code civil) et un constat dressé à sa demande est écarté des débats s’il a fallu violer un domicile ou porter une atteinte illicite à l’intimité de la vie privée pour l’obtenir. ProofSnap ne capture que ce qui est visible dans votre propre navigateur : profils publics et vos propres messages, sans forcer aucun accès.

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constat de commissaire de justice, de moins de 100 € à plus de 600 €

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Un constat demande un rendez-vous ; une publication peut disparaître en quelques minutes. ProofSnap capture la page tout de suite, et ne capture que ce qui s’affiche dans votre propre navigateur, sans forcer aucun accès.

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À partir de 8,99 $ US par mois (env. 7,80 €). L’essai de sept jours nécessite une carte bancaire.

URGENT Divorce ou litige de garde ? Faites ceci maintenant
  1. 1. Ne dites pas à votre conjoint que vous collectez des preuves. Dès qu’il le saura, toutes les publications, messages et photos disparaîtront. Il sera trop tard.
  2. 2. Ouvrez ses profils publics dans Chrome. Allez sur facebook.com, instagram.com ou ses pages publiques sur les réseaux sociaux.
  3. 3. Capturez tout immédiatement. Utilisez ProofSnap pour créer des captures forensiques de chaque publication, photo, géolocalisation et message. Ensuite, parlez à votre avocat.
  4. 4. Capturez aussi vos propres messages. Les menaces WhatsApp, les textes insultants ou les aveux que votre conjoint vous a envoyés, capturez-les sur web.whatsapp.com avant qu’ils ne soient supprimés pour tous.
  5. 5. Contactez votre avocat en parallèle. N’attendez pas le rendez-vous chez l’avocat pour commencer la capture, les preuves disparaissent plus vite que les créneaux ne se libèrent. Capturez maintenant, discutez ensuite.

Peut-on utiliser les réseaux sociaux comme preuves dans un divorce en France ?

Oui. Les publications Facebook, les messages WhatsApp, les profils Tinder et les photos Instagram peuvent être produits comme preuves dans un divorce en France, puisque les faits invoqués peuvent être établis par tout mode de preuve (art. 259 du Code civil). La Cour de cassation l’a appliqué aux SMS (Cass. 1re civ., 17 juin 2009). Mais attention : votre conjoint a probablement déjà publié quelque chose qui pourrait changer l’issue de votre procédure, et cette preuve pourrait disparaître demain.

En France, le divorce pour faute suppose une « violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage ». Les réseaux sociaux fournissent souvent la preuve directe de cette violation, infidélité sur Tinder ou messages menaçants sur WhatsApp. Les dépenses somptuaires affichées sur Instagram, elles, pèsent plutôt sur la prestation compensatoire.

Même dans un divorce par consentement mutuel, les preuves des réseaux sociaux peuvent compter. La négociation de la prestation compensatoire, du partage des biens et de la garde s’appuie sur un rapport de force et des preuves solides d’infidélité, de patrimoine caché ou de comportement parental inapproprié peuvent peser sur la négociation. Vous n’avez pas besoin d’aller au tribunal pour que les preuves comptent.

En matière de garde, le juge aux affaires familiales règle les questions qui lui sont soumises en veillant spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs. Les publications sur les réseaux sociaux révèlent souvent des comportements qu’un parent ne mentionnera jamais devant le juge, consommation excessive d’alcool, fréquentations dangereuses, négligence.

Pourquoi une capture d’écran ne suffit-elle pas comme preuve au tribunal ?

Le scénario classique : vous avez des captures d’écran du profil Tinder de votre conjoint et de ses messages WhatsApp à son amant. Devant le juge, l’avocat adverse soulève l’objection : les captures n’ont aucune métadonnée, aucun horodatage vérifiable, aucune preuve qu’elles n’ont pas été fabriquées. Le juge réduit leur valeur probante et la démonstration que vous vouliez faire ne tient plus.

En savoir plus : Pourquoi les captures d’écran échouent au tribunal en 2026.

Critère Capture d’écran Capture forensique
Hachage cryptographique Aucun SHA-256 (toute modification détectée)
Horodatage vérifiable Métadonnées modifiables Blockchain et eIDAS qualifié, en option
Code source HTML Non inclus Complet (vérification indépendante)
Défense deepfake Vulnérable Contrée par les métadonnées, le TLS et le hachage
Chaîne de traitement Aucune Complète (signature numérique RSA-4096)
Page, date et intégrité de la capture Non vérifiables Vérifiables
Horodatage qualifié Non applicable Présomption légale d’exactitude
Expertise judiciaire Rien à vérifier ZIP vérifiable par un expert indépendant

Comment les preuves des réseaux sociaux changent l’issue des procédures

Scénarios fictifs, à titre d’illustration

Patrimoine caché. Un mari déclare gagner 2 800 € nets par mois et prétend ne pas pouvoir verser de prestation compensatoire. Son Instagram montre une BMW neuve, des vacances à Courchevel et des dîners dans des restaurants étoilés à Paris. Captures forensiques de 14 publications sur 6 mois, chacune avec horodatage blockchain, prouvant que son train de vie est incompatible avec ses déclarations. Le juge retient un revenu supérieur à celui déclaré. Prestation compensatoire : 35 000 €.

Capacité parentale. Une mère demande la fixation de la résidence habituelle des enfants à son domicile. Le père capture ses vidéos TikTok montrant une forte consommation d’alcool les soirs où elle a les enfants, ses stories Instagram de soirées où les enfants sont visiblement non surveillés et des messages WhatsApp où elle reconnaît avoir conduit après avoir bu, les enfants dans la voiture. Captures forensiques authentifiées. Le père obtient la résidence.

Infidélité et applications de rencontres. Une épouse découvre le profil Tinder actif de son mari grâce à une amie. Elle capture le profil, où il se déclare célibataire, avec des photos récentes. Dans un divorce pour faute, l’adultère constitue une violation grave des obligations du mariage. Le divorce est prononcé aux torts exclusifs du mari, condamné à des dommages-intérêts.

Revenus dissimulés. Peu avant la demande en divorce, un mari crée une SAS, comme en témoigne son profil LinkedIn, et publie régulièrement au sujet de ses missions et de la croissance de la société. Dans sa déclaration patrimoniale, il omet cette activité. L’épouse capture 8 publications LinkedIn, son profil mentionnant sa qualité de président, et ses publications Instagram de voyages d’affaires, chaque capture avec horodatage blockchain. Le patrimoine non déclaré est pris en compte dans la liquidation du régime matrimonial. Résultat : 52 000 € supplémentaires.

Ce qui arrive sans preuves forensiques. Une épouse a des captures d’écran du profil Tinder de son mari et de ses messages WhatsApp à sa maîtresse. Devant le JAF, l’avocat adverse soulève l’objection : les captures n’ont aucune métadonnée, aucun horodatage vérifiable, aucune preuve qu’elles n’ont pas été fabriquées. Le juge réduit leur valeur probante. Le mari nie la liaison. Elle ne parvient pas à établir la faute. Les preuves existaient. Elle n’a tout simplement pas pu prouver qu’elles étaient authentiques.

Chaque heure qui passe, des preuves disparaissent

Un constat de commissaire de justice est à tarif libre, de moins de 100 € à plus de 600 € selon l’étude et le nombre de pages. ProofSnap : 8,99 $ US par mois, soit environ 7,80 €, pour 100 captures, chacune avec empreinte SHA-256 ; l’ancrage blockchain est inclus dès la formule Professional.

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Vos captures restent sur votre ordinateur. L’essai de sept jours nécessite une carte bancaire ; rien n’est facturé en cas de résiliation pendant ces sept jours.

Comment capturer les preuves des réseaux sociaux pour un divorce ?

Étape 1 : Ne prévenez pas votre conjoint

Ne dites pas à votre conjoint que vous collectez des preuves. Ne le confrontez pas avec les publications que vous avez vues. N’en parlez pas aux amis communs. Dès qu’un conjoint se sait observé, il referme ses comptes. Capturez avant qu’il n’y pense.

Étape 2 : Identifiez toutes les plateformes

Listez toutes les plateformes que votre conjoint utilise : Facebook, Instagram, WhatsApp, TikTok, Snapchat, X, LinkedIn, applications de rencontres (Tinder, Bumble, Hinge, Badoo, Meetic), applications de paiement (PayPal, Lydia), Leboncoin (annonces, achats de valeur) et tous les forums ou groupes.

Étape 3 : Ouvrez chaque plateforme dans Chrome

Accédez à chaque plateforme via sa version web dans Chrome : facebook.com, instagram.com, web.whatsapp.com, tinder.com, linkedin.com. Les applications mobiles ne prennent pas en charge les extensions Chrome de capture forensique.

Étape 4 : Capturez chaque publication et conversation pertinente

Utilisez ProofSnap pour créer des captures forensiques : publications sur le mode de vie et les dépenses, messages prouvant l’infidélité ou les menaces, profils d’applications de rencontres, géolocalisations et preuves de déplacements, photos avec de nouveaux partenaires, tout contenu pertinent pour la capacité parentale. Pour les contenus restés publics (profil, annonce Leboncoin, publication ouverte), vous pouvez aussi envoyer l’adresse et confier la capture au service ProofSnap.

Étape 5 : Organisez et transmettez à votre avocat

Étiquetez chaque capture par date et type de contenu. Créez un document récapitulatif. Transmettez le dossier de preuves complet à votre avocat spécialisé en droit de la famille. Les captures forensiques, avec empreintes cryptographiques, se contestent bien plus difficilement que de simples captures d’écran.

Quels types de preuves des réseaux sociaux pèsent le plus en divorce et en litige de garde ?

1. Infidélité et relations extraconjugales

Profils sur les applications de rencontres (Tinder, Bumble, Hinge, Badoo, Meetic), messages intimes sur WhatsApp ou Messenger, photos avec un nouveau partenaire sur Instagram, géolocalisations dans des hôtels ou restaurants. En France, l’adultère peut constituer une faute, appréciée par le juge ; il n’influe pas en principe sur la prestation compensatoire. Ouvrez la version web de l’application dans Chrome et capturez le profil, les photos et la bio.

2. Patrimoine caché et train de vie

Publications montrant des achats de luxe, des vacances coûteuses, de nouvelles voitures, alors que votre conjoint prétend ne pas pouvoir verser de prestation compensatoire ou de pension alimentaire. Regardez aussi du côté de Leboncoin (annonces de biens de valeur, achats immobiliers), de LinkedIn pour une activité professionnelle non déclarée, de PayPal et de Lydia pour des transactions visibles. En savoir plus : OSINT 101 : préserver les preuves des réseaux sociaux.

3. Capacité parentale et comportements à risque

Vidéos TikTok montrant une consommation excessive d’alcool les soirs de garde, stories Instagram de soirées avec les enfants visiblement non surveillés en arrière-plan, publications montrant des comportements dangereux. Le juge aux affaires familiales veille spécialement à la sauvegarde des intérêts des enfants mineurs : ces preuves peuvent peser sur la résidence et le droit de visite. Les descendants ne peuvent jamais être entendus sur les griefs des époux : n’utilisez ni les comptes ni les messages de vos enfants pour établir une faute.

4. Menaces, harcèlement et violence verbale

Messages WhatsApp menaçants, SMS insultants, e-mails d’intimidation. Ces preuves peuvent appuyer une demande d’ordonnance de protection et peser sur la décision de garde. En savoir plus : Cyberharcèlement : comment documenter les preuves.

5. Dénigrement de l’autre parent

Publications sur Facebook dénigrant l’autre parent devant les enfants ou le cercle social, commentaires humiliants dans des groupes, messages à des amis communs. Le dénigrement systématique de l’autre parent peut être pris en compte par le juge dans sa décision sur la résidence et l’autorité parentale.

6. Localisation et déplacements

Localisations Facebook, géolocalisations Instagram, photos avec métadonnées de localisation. Ces preuves peuvent contredire des déclarations sur le lieu de résidence, la présence auprès des enfants ou les déplacements non autorisés avec les enfants.

7. Aveux et déclarations

Messages dans lesquels votre conjoint reconnaît une liaison, admet avoir caché des revenus, décrit un comportement négligent envers les enfants, ou menace de déménager avec eux. Ces aveux écrits, capturés de manière forensique, comptent parmi les preuves les plus déterminantes en droit de la famille.

Que faire si votre conjoint supprime ses réseaux sociaux ?

Votre conjoint vient de consulter un avocat. Le premier conseil reçu : « Supprimez vos réseaux sociaux. Maintenant. » Si vous avez déjà capturé les preuves de manière forensique, vous pouvez montrer au juge :

  • • Le contenu existait le 5 mars (horodatage blockchain)
  • • Le contenu n’a pas été altéré depuis la capture (hachage SHA-256)
  • • Le contenu n’est plus en ligne à une date ultérieure (nouvelle capture), ce que le juge appréciera

Vous ne pourrez montrer au juge qu’un contenu a été supprimé que si vous l’avez capturé avant sa suppression.

Demandez à votre avocat :

  • • Production de pièces : votre avocat peut demander au juge d’ordonner à votre conjoint de produire certaines pièces.
  • • Mesure d’instruction : dans certains cas, le juge peut ordonner une mesure, par exemple un constat, pour conserver ou établir une preuve.

Quel est le cadre juridique des preuves numériques en divorce ? France, Belgique, Suisse, Luxembourg

Les preuves issues des réseaux sociaux peuvent être produites devant les juridictions familiales de l’espace francophone européen ; leur force probante dépend de leur authentification. Voici l’essentiel par juridiction :

France

Liberté de la preuve en divorce : les faits invoqués comme causes de divorce peuvent être établis par tout mode de preuve. La Cour de cassation a confirmé la recevabilité des SMS et messages électroniques comme preuves en matière de divorce (Cass. 1re civ., 17 juin 2009, n° 07-21.796). En pratique, le juge apprécie librement la valeur probante. Plus vos preuves numériques sont authentifiées (hachage, horodatage, métadonnées), plus leur force probante est élevée. Si la partie adverse conteste l’authenticité, le juge peut ordonner une expertise judiciaire : un dossier forensique (ZIP avec hachage SHA-256, code source HTML, certificat TLS, horodatage blockchain) permet à l’expert de vérifier indépendamment chaque élément.

Divorce pour faute : une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, qui rend intolérable le maintien de la vie commune. Accès frauduleux : art. 323-1 du Code pénal, trois ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende depuis la loi du 24 janvier 2023. RGPD applicable.

Belgique

Depuis 2020, le droit de la preuve figure au livre 8 du Code civil, qui pose que la preuve des faits juridiques peut être apportée par tous modes de preuve, sauf disposition contraire. Le divorce pour faute n’existe plus en Belgique : il repose sur la désunion irrémédiable. L’accès frauduleux à un système informatique est un délit. RGPD applicable.

Suisse

Le code de procédure civile range expressément les fichiers électroniques et les photographies parmi les titres, ce qui en fait la formulation la plus explicite des quatre pays. Il n’existe pas de divorce pour faute en droit suisse : l’enjeu d’une publication porte sur l’attribution de l’autorité parentale et de la garde. Horodatages qualifiés via ZertES, la Suisse n’étant pas membre de l’Union européenne. L’accès frauduleux est un délit.

Luxembourg

Depuis la loi de 2018 instituant le juge aux affaires familiales, le divorce n’a plus que deux causes : le consentement mutuel et la rupture irrémédiable des relations conjugales. Il n’existe donc plus de divorce pour faute et un raisonnement français sur la preuve de la faute ne s’y transpose pas. Preuves électroniques recevables, RGPD applicable, présomption d’exactitude pour les horodatages qualifiés.

Les juges tranchent au vu des preuves, pas des récits.

Constat de commissaire de justice : tarif libre et rendez-vous à prendre. ProofSnap : capture immédiate, empreinte SHA-256, de 100 captures par mois à un volume illimité selon la formule. Fonctionne avec Facebook, Instagram, WhatsApp, Tinder, LinkedIn, PayPal.

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À partir de 8,99 $/mois. Charge déductible pour les professionnels.

Quelles erreurs éviter lors de la collecte de preuves numériques ?

  • Ne vous connectez jamais aux comptes de votre conjoint et n’installez pas de logiciel espion. L’accès frauduleux est puni par l’art. 323-1 du Code pénal (3 ans d’emprisonnement et 100 000 € d’amende). Le même acte est également réprimé en Belgique et en Suisse. Et une preuve obtenue en se connectant au compte de votre conjoint relève de la fraude : en divorce, elle est écartée des débats.
  • Ne partagez pas les preuves publiquement. Ne publiez pas de captures d’écran sur les réseaux sociaux, pas de publications vengeresses, vous engagez votre responsabilité civile, voire pénale, et vous vous desservez devant le juge. Ne partagez les preuves qu’avec votre avocat.
  • N’altérez pas les preuves. Ne recadrez pas les messages, ne modifiez pas les captures d’écran. Présentez le contexte complet, sinon vous détruisez votre crédibilité devant le juge.

L’approche sûre : ne capturez que les contenus accessibles via vos propres comptes ou publiquement disponibles. Utilisez un outil forensique qui capture la page entière, pas une capture d’écran recadrée. Laissez votre avocat décider ce qui sera présenté au juge.

Votre conjoint a déjà supprimé ses publications ? Faites ceci maintenant :

  1. 1 Capturez ce qui reste. Sa page de profil, les publications d’amis communs qui mentionnent votre conjoint, les photos taggées, les enregistrements de lieu. Un profil désormais vide, capturé et horodaté, documente au moins l’état du compte à cette date.
  2. 2 Consultez la Wayback Machine (web.archive.org) à la recherche de versions archivées de ses profils publics.
  3. 3 Capturez les messages que votre conjoint vous a envoyés. WhatsApp Web, Messenger, e-mails, capturez tout avant que votre conjoint ne les supprime pour tous.
  4. 4 Prévenez votre avocat de la suppression. Supprimer des contenus une fois la procédure engagée se retourne contre celui qui le fait : le juge apprécie librement les preuves et peut tenir compte de la disparition elle-même.
  5. 5 Votre avocat peut demander une mesure d’instruction : sur demande précise et justifiée, le juge peut ordonner une mesure d’instruction ou la production de pièces.

À chaque minute qui passe, d’autres preuves disparaissent. Capturez maintenant. Des preuves partielles valent toujours mieux que rien.

Pour les avocats : comment les preuves ProofSnap résistent au contradictoire

Référence rapide pour avocats

Les objections ci-dessous reviennent dans presque tous les dossiers. Le cadre juridique complet, la comparaison avec le constat de commissaire de justice et les règles applicables en Belgique, en Suisse romande et au Luxembourg figurent sur notre page consacrée à la preuve web pour les cabinets d’avocats.

« Cette capture d’écran aurait pu être fabriquée. »

Réponse : Chaque capture inclut un hachage cryptographique SHA-256. Si un seul pixel était modifié, l’empreinte serait complètement différente. Dès la formule Professional, elle est ancrée dans la blockchain Bitcoin, ce qui crée un horodatage indépendant. La partie adverse peut vérifier elle-même avec des outils gratuits.

« Comment prouver la date de capture ? »

Réponse : L’horodatage blockchain Bitcoin (protocole OpenTimestamps) est vérifié par des milliers de nœuds indépendants. Le modifier après coup est irréalisable en pratique. Ce que cela établit, c’est la date et l’intégrité du fichier. La recevabilité, elle, reste une appréciation du juge : depuis Cass. ass. plén., 22 décembre 2023, n° 20-20.648, une preuve obtenue de manière illicite ou déloyale n’est plus écartée d’office, mais le juge met en balance le droit à la preuve et les droits opposés, à condition que la production soit indispensable et l’atteinte strictement proportionnée. Aucun outil ne peut satisfaire cette mise en balance à la place du juge.

« Le juge ne comprendra pas la blockchain. »

Réponse : Présentez l’horodatage comme un cachet daté, vérifiable par un tiers : ProofSnap appose une empreinte cryptographique et une date que personne ne contrôle. Le fichier evidence.pdf inclus dans chaque capture fournit un résumé lisible par le juge sans compétence technique.

« La partie adverse peut-elle vérifier indépendamment ? »

Réponse : Oui. Chaque archive ZIP contient la clé publique et les instructions de vérification, et dès la formule Professional le fichier .ots. La partie adverse peut vérifier via opentimestamps.org, sans compte ProofSnap. Vérification autonome et gratuite.

Sur les honoraires : l’abonnement, de 8,99 à 28,99 $ US par mois (env. 7,80 à 25,20 €), peut être refacturé au client selon votre convention d’honoraires. Un constat de commissaire de justice est à tarif libre et demande un rendez-vous.

Avant ou après l’assignation : quand utiliser ProofSnap

Avant assignation (phase amiable)

  • • Profils publics : peuvent en principe être capturés et produits en justice, leur diffusion reste encadrée
  • • Capturer profils Facebook, Instagram, LinkedIn, applications de rencontres du conjoint
  • • Capturer les transactions dont vous êtes vous-même partie, les enregistrements de lieu publics, les photos identifiées
  • • Capturer les messages que le conjoint vous a envoyés (WhatsApp, SMS, e-mail)
  • • ProofSnap trouve ici sa place : rapide, sans autorisation préalable

Après assignation (procédure judiciaire)

  • • Mesures d’instruction ordonnées par le juge
  • • Sur demande précise, production de pièces déterminées par votre conjoint
  • • Expertise judiciaire des appareils numériques
  • • Constat de commissaire de justice (huissier)
  • • Les captures ProofSnap pré-assignation prouvent ce qui existait avant que le conjoint n’ait eu le temps de supprimer quoi que ce soit

Essentiel : N’accédez jamais aux comptes privés du conjoint sans autorisation. L’accès frauduleux à un compte est puni de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende et l’atteinte au secret des correspondances d’un an et de 45 000 €. ProofSnap ne capture que ce qui est visible dans VOTRE navigateur.

Vous ne pouvez pas récupérer des preuves que vous n’avez pas capturées.

Un constat demande un rendez-vous ; une publication peut disparaître en quelques minutes. ProofSnap capture la page tout de suite.

Essai gratuit 7 jours

À partir de 8,99 $ US par mois (env. 7,80 €), ou un SnapPack sans abonnement à 4,99 $ US (env. 4,30 €).

Questions fréquentes

Mon conjoint supprime ses publications. Que faire ?

Capturez immédiatement tout ce que vous pouvez voir. Demandez ensuite à votre avocat s’il y a lieu de demander au juge d’ordonner à votre conjoint la production de pièces déterminées. Une suppression survenue après le début de la procédure ne passe pas inaperçue : le juge apprécie librement les preuves et peut tenir compte de la disparition elle-même.

Puis-je capturer le profil Tinder de mon conjoint pour le tribunal ?

Oui, si vous pouvez le voir par une utilisation normale (votre propre compte ou une amie vous le montre). Ne créez pas de faux comptes pour le trouver. Ouvrez la version web de l’application de rencontres dans Chrome et créez une capture forensique du profil, des photos et de la bio.

Comment prouver un patrimoine caché via les réseaux sociaux ?

Capturez les publications montrant des dépenses de luxe, des achats récents, des vacances et un train de vie incompatible avec les déclarations patrimoniales. Regardez du côté de LinkedIn pour une activité professionnelle non déclarée, d’Instagram et de Facebook pour les dépenses géolocalisées. Les captures forensiques créent des preuves horodatées.

Est-il légal de capturer les publications publiques de mon conjoint ?

Oui. Un contenu publié en accès libre peut en principe être capturé et produit en justice ; sa diffusion reste encadrée. Vous pouvez aussi capturer les messages qui vous ont été envoyés. Ne vous connectez jamais aux comptes de votre conjoint sans autorisation, vous commettez un délit, et en divorce une preuve obtenue par fraude est écartée des débats.

Pourquoi une capture forensique est-elle plus solide qu’une capture d’écran au divorce ?

Les captures d’écran peuvent être contestées comme falsifiées ou modifiées. Les juges français apprécient librement les preuves : les captures d’écran sont rarement exclues, mais leur valeur probante peut être réduite. Les captures forensiques renforcent la valeur probante par : hachage SHA-256 (détecte toute modification), ancrage blockchain dès la formule Professional (date la capture), code source HTML complet et métadonnées, chaîne de conservation. En option : horodatage qualifié eIDAS (QTSP) qui emporte une présomption d’exactitude de la date et de l’heure.

Mon conjoint peut-il prétendre que mes preuves sont un deepfake ?

Une capture forensique contient le code source HTML complet, les métadonnées réseau, les détails du certificat TLS et un hachage SHA-256. La capture établit que la page était en ligne telle quelle à cette date ; elle ne garantit pas qu’une image publiée n’était pas elle-même truquée.

Le profil de mon conjoint est privé. Que puis-je faire ?

Capturez tout ce qui est publiquement visible, photo de profil, bio, commentaires publics sur d’autres pages, avis, annonces Marketplace. Pour les contenus privés : sur demande précise et justifiée, votre avocat peut demander au juge d’ordonner à votre conjoint la production de pièces déterminées. Ne vous connectez jamais aux comptes d’autrui, c’est un délit.

Mon avocat comprend-il le format des dossiers de preuves ?

Oui. Chaque dossier de preuves ProofSnap contient un document PDF exploitable en justice, avec capture d’écran, métadonnées, horodatage et explication : votre avocat peut l’utiliser immédiatement sans compétence technique. L’archive ZIP contient également les preuves techniques (empreinte SHA-256, signature numérique et, dès la formule Professional, ancrage blockchain) au cas où la partie adverse contesterait l’authenticité.

Les messages texte sont-ils recevables comme preuves dans un divorce ?

Oui. En matière de divorce, la preuve des faits se fait par tout moyen, et le juge ne peut écarter un message que s’il a été obtenu par violence ou par fraude. Cependant, de simples captures d’écran de messages sont facilement contestables. Pour maximiser la valeur probante : ouvrez web.whatsapp.com dans Chrome et utilisez une capture forensique. Le dossier inclura l’empreinte SHA-256, le code source HTML complet et, dès la formule Professional, l’ancrage blockchain, ce qui rend la contestation plus difficile.

Combien coûte un constat de commissaire de justice (huissier) pour un site internet ?

Un constat de commissaire de justice (anciennement huissier) est à tarif libre, de moins de 100 € à plus de 600 € selon l’étude et le nombre de pages. Ses constatations font foi jusqu’à preuve contraire, mais il faut obtenir un rendez-vous, et votre conjoint peut supprimer les contenus entre-temps. ProofSnap permet une capture immédiate avec empreinte SHA-256, à partir de 8,99 $ US par mois (env. 7,80 €) pour 100 captures ; l’ancrage blockchain est inclus dès la formule Professional, à 16,99 $ US (env. 14,80 €).

Une preuve déloyale est-elle recevable dans un divorce en France ?

Depuis l’arrêt de l’Assemblée plénière de la Cour de cassation du 22 décembre 2023 (n° 20-20.648), une preuve obtenue de manière déloyale peut être admise si elle est indispensable à l’exercice du droit à la preuve et si l’atteinte aux droits de la partie adverse reste strictement proportionnée. En divorce toutefois, la preuve obtenue par violence ou par fraude reste écartée : cet arrêt n’y change rien. En pratique, la capture d’un profil public ne pose aucun problème de loyauté, puisque les contenus capturés sont librement accessibles.

Sources et références

Avertissement important : Cet article est publié à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique. Bien que le contenu ait été soigneusement recherché à partir de sources officielles (Légifrance, Commission européenne, Service-Public.fr), il ne prétend pas à l’exhaustivité ni à l’actualité. Pour toute question juridique spécifique à votre procédure de divorce ou de garde, consultez un avocat spécialisé en droit de la famille. ProofSnap décline toute responsabilité pour les décisions prises sur la base de cet article. Le droit de la famille, les standards probatoires et les lois sur la protection des données varient selon la juridiction et peuvent évoluer, vérifiez toujours les règles en vigueur auprès d’un conseil.